Les sous-mariniers pourraient se voir accorder des (…)
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Une augmentation importante du nombre de sous-marins en construction en Asie du Sud-Est a déclenché la crainte qu’une nouvelle course aux armements n’ait lieu sous les vagues du Pacifique Ouest.
Des douzaines de sous-marins d’attaque, armés de missiles et de matériel de recueil de renseignement, sont en construction, attisant les craintes de conflit dans une région instable du globe et menaçant de modifier l’équilibre global de la puissance militaire.
Le gouvernement Indonésien a annoncé qu’il voulait construire 12 sous-marins d’ici 2024 pour patrouiller dans les eaux vitales et stratégiques qui entourent ses 17.000 îles. Singapour, la Malaisie, le Vietnam, la Thaïlande, la Corée du Sud, le Bangladesh et le Pakistan sont tous en train d’acheter des sous-marins "sur étagères".
La Chine et l’Inde — les 2 super-puissances émergentes de la région Asie-Pacifique — prévoient maintenant de construire une nouvelle génération de sous-marins à propulsion nucléaire qui, dans le cas de la Chine, pourraient lancer des missiles nucléaires pouvant atteindre le continent Américain.
Un rapport publié par l’Australian Strategic Policy Institute avertit : "Il y a un élément d’une course aux armements au travail ici."
Andrew Davies, l’auteur de The Enemy Below, écrit : "Les sous-marins pourront menacer sérieusement les opérations des flottes de surface et le commerce."
Son rapport prédit que le nombre croissant de sous-marins pourrait conduire à "un sérieux incident international" et que l’"éventualité d’une mauvais interprétation est significative, conduisant à des accidents ou une escalade des réactions".
Le plus grand danger dans ces eaux était, jusqu’à récemment, l’existence de pirates para-militaires des temps modernes, qui s’attaquaient aux routes commerciales du détroit de Malacca entre Sumatra et la Malaisie.
Désormais, ces eaux deviennent le terrain de chasse pour une nouvelle génération de sous-marins, capable de couler des navires, de s’attaquer aux ports et aux installations pétrolières, de poser des mines et de débarquer des commandos.
L’éventualité d’un conflit est devenu réalité en octobre dernier. Le porte-avions USS Kitty Hawk, de 82.000 tonnes, est le symbôle de la supériorité navale américaine dans le Pacifique, incontestée depuis la bataille de Midway en 1942.
Soutenu par un sous-marin d’attaque et des hélicoptères ASM, il effectuait des exercices de routine autour de l’île d’Okinawa quand son équipage a été surpris — et embarrassé — par l’apparition soudaine d’un sous-marin Chinois de la classe Song.
Le sous-marin, qui effectuait apparement un entraînement au combat contre porte-avions, n’avait pas été détecté avant de faire surface à 8 km du porte-avions — plaçant le navire Américain à portée de ses torpilles Russes à suivi de sillage et de ses missiles anti-navire.
Le commandement Américain a reconnu qu’ils avaient été pris par surprise parce que les sous-marins Chinois s’aventurent rarement en haute mer, si loin de leurs propres côtes.
L’amiral William Fallon, qui commandait alors dans le Pacifique, et qui a été promu pour prendre en charge les guerres en Irak et en Afghanistan, avait averti que l’incident "aurait pû mener à quelque chose d’imprévisible".
L’Indonésie ajoute des sous-marins à sa flotte plus vite que n’importe quel autre pays de taille comparable. 4 sous-marins classiques Russes de la classe Kilo ont été commandés pour un montant de 200 millions de $ pièce. Un accord de 750 millions de $ a été signé avec la Corée du Sud le mois dernier pour 2 sous-marins supplémentaires.
D’ici 2016, Singapour prévoit d’avoir 6 sous-marins. Ce mois-ci, un sous-marin Scorpène commandé par la Malaisie a atteint la dernière étape de sa construction, la Malaisie en a commandé 2. Le Vietnam veut 2 ou 3 sous-marins de la classe Kilo.
Les conseillers de défense en Australie, l’allié le plus proche de la Grande-Bretagne dans la région, expriment leur inquiétude que la supériorité navale du pays ne soit menacée.
Les responsables militaires Britanniques, qui effectuent des exercices de sous-marins le long aux côtés de l’Australie dans le Pacifique Sud, craignent que des têtes nucléaires puissent être montées sur des missiles lancés par des sous-marins classiques achetés par les autres nations, créant un face-à-face nucléaire dans la région.
Source : The Telegraph