Le ministre argentin de la défense, Oscar Aguad, et la marine argentine ont donné une conférence de presse au cours de laquelle ils ont révélé les premières informations sur le sous-marin San Juan. Ils ont indiqué que le sous-marin pourrait avoir « implosé, avoir été écrasé près du fond ». L’épave a été retrouvée à 907 m de profondeur dans l’Atlantique Sud.

L’épave a été retrouvée dans une zone plane entourée de canyons sous-marins. Dans les alentours, près d’une douzaine de “points intéressants” avaient été détectés, qui se sont révélés n’être au final que des formations géologiques contenant des incrustations métalliques pouvant ressembler à une épave de sous-marin.

L’endroit où l’épave a été retrouvée se trouve dans la zone de plus grande probabilité identifiée dès la disparition du sous-marin à partir de 2 informations clé : la dernière communication téléphonique établie à 7:19 par le San Juan et le lieu de l’“anomalie hydroacoustique” détectée à 10:53 par des hydrophones. Plus de 70% des contacts possibles détectés se trouvaient à proximité.

Si l’épave n’a pu être retrouvée auparavant, c’est parce que, selon les spécialistes, les recherches étaient rendues très difficiles à cause de la complexité du fond marin. Il a fallu attendre les moyens ultra-modernes du Seabed Constructor, qui disposait de plus de plusieurs véhicules sous-marins pour quadriller une zone, plutôt que de le faire avec un seul moyen de détection.

Le rapport remis à la marine argentine par la compagnie Ocean Infinity « laisse supposer que le sous-marin pourrait avoir implosé, avoir été écrasé par la pression, très près du fond. Les morceaux de l’épave sont très rassemblés » les uns par rapport aux autres.

« Si la coque a bien été écrasée par la pression extérieure, elle ne s’est pas rompue, » a expliqué le porte-parole de la marine. Il ajoute : « Si nous parlons d’écrasement et d’implosion, c’est parce que la pression de l’eau dépasse la limite de résistance de la coque du sous-marin. »

« L’épave du sous-marin a été retrouvée par 907 m de profondeur. Ses différentes parties sont dans une zone très réduite de 80 m sur 100. Elle est située très près de là où a été enregistrée l’anomalie acoustique, » a précisé le commandant de la marine, le vice-amiral José Luis Villán.

Référence :

Clarín (Argentine)