L’affaire concernant la conduite d’un officier à bord d’un sous-marin nucléaire de la Royal Navy s’est élargie après qu’il ait été révélé qu’un 2è officier avait aussi été démis de ses fonctions pour de supposées relations inappropriées envers un collègue féminin.

La semaine dernière, le commandant et le commandant en second du sous-marin nucléaire lanceur d’engins britannique HMS Vigilant ont tous les 2 été débarqués alors que des officiers de la Navy menaient une enquête.

Dans un premier temps, on avait appris que le Cdr Stuart Armstrong, commandant le sous-marin, avait été démis de ses fonctions après des allégations selon lesquelles ses relations avec une subordonnée était « plus proches qu’elles ne l’auraient dues. »

On apprend que son bras droit, le commandant en second du sous-marin, a lui aussi été démis de ses fonctions au même moment pour la même raison mais avec une autre subordonnée. Le nom de cet officier n’a pas été rendu public.

Des sources navales soulignent que le débarquement des 2 officiers les plus importants d’un bâtiment est « très inhabituel ».

Lorsque les allégations ont été faites, 2 officiers de haut-rang ont été envoyés depuis la base de Faslane vers les Etats-Unis, où se trouvait le sous-marin, pour mener l’enquête.

Une source familière avec l’enquête a indiqué que les chefs de la Royal Navy étaient furieux de cette violation de la discipline dans le généralement très discret monde des sous-marins, et profondément embarrassés que l’affaire soit devenue publique.

Toute relation au sein de la même chaine de commandement est interdite à bord des sous-marins et des bâtiments de surface par crainte que cela ne conduise à du favoritisme qui sape la discipline et affaiblissent les ordres. Les relations en-dehors de la chaine de commandement sont autorisées, mais il y a une règle stricte interdisant “les contacts” durant les missions.

L’incident intervient 6 ans après que le gouvernement britannique ait levé l’interdiction faite aux femmes d’être affectées sur des sous-marins.

Un source proche de l’enquête précise que « le sujet n’est pas lié au fait d’avoir des femmes sur des sous-marins ou des bâtiments de surface, c’est une question de respect des règles. »

Une autre source précisent que les 2 officiers ont été démis de leurs fonctions « sans conséquence », pendant que l’enquête se poursuit.

Les 2 officiers pourraient faire l’objet d’un large éventail de sanctions s’ils étaient déclarés coupables.

Référence :

The Daily Telegraph (Grande-Bretagne)