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Selon son auteur, le pod situé sur le gouvernail ne serait présent que sur les n°2 et 3
Après plus d’une décennie de développement et de construction, l’Inde a lancé dimanche dernier son premier sous-marin nucléaire, l’INS Arihant. Il va maintenant subir plus de 2 ans d’essais et d’essais à la mer, avant d’être mis en service. Mais malgré un lancement en public, devant des journalistes et des diplomates, il n’existe aucune photo du sous-marin et de nombreuses questions ne trouvent pas de réponse.
Pendant très longtemps, jusqu’à il y a environ 2 ans, le gouvernement et la marine indienne ont refusé de reconnaitre officiellement l’existence du sous-marin. Même depuis, très peu de détails ont filtré. Et de nombreuses questions se posent, même après le lancement public.
Sous-marin d’attaque (SNA), sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE), sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière (SSGN) ?
Une chose semble acquise : il ne peut pas s’agir d’un SNLE : le seul missile balistique nucléaire pouvant être lancé depuis un sous-marin que développe actuellement l’Inde, le missile Sagarika (projet K-15), a une longueur de 18 m. Il ne pourra donc pas être embarqué à bord de l’Arihant, dont la coque ne fait que 15 m de diamètre (les 4 tubes verticaux dont disposent l’Arihant sont de la même hauteur : ils ne peuvent donc pas recevoir un missiles de 18 de long).
En fait, ces 4 tubes verticaux ne devraient pouvoir recevoir que des missiles de croisière, d’un type indéterminé.
Mais cela fait-il de l’Arihant un sous-marin nucléaire lanceur de missiles de croisière (SSGN) ? Cette appellation fait référence à un type de sous-marin embarquant plusieurs dizaines voire plus d’une centaine de missiles de croisière : la classe Ohio peut embarquer 154 missiles Tomahawk.
Pour de nombreux articles, il n’y a aucun doute, l’Arihant est issu de la classe soviétique Charlie-II. Les Indiens connaissent bien ce type de sous-marins puisqu’ils en ont loué un à l’Union Soviétique au début des années 90.
Mais des journalistes ayant assisté au lancement dimanche dernier, évoquent plutôt une parenté avec la nouvelle classe russe Boréi, bien que ce type de sous-marins soit 2 fois plus gros. Ils ont principalement mis en avant 2 différences majeurs : le kiosque est situé beaucoup à l’avant que sur la classe Charlie (où il est à peu près au milieu du sous-marin) et le sous-marin n’a pas le pod (servant à priori pour une antenne remorquée, à la Victor-III) qui était annoncé.
Il existe donc 2 vues d’artistes montrant ce à quoi peut ressembler l’Arihant.
En fait, on peut s’interroger si l’Arihant est bien destiné à devenir opérationnel ou s’il s’agit seulement d’un démonstrateur technologique. Certains indiquent que des modifications (importantes ?) seront apportées aux exemplaires suivants, dont la capacité d’emport du missile balistique Sagarika. Ses successeurs seraient donc des SNLE. Ils recevraient aussi le pod sur le gouvernail arrière.
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