Alors qu’elle a décidé de renforcer sa présence (…)
Le renouvellement des SNLE britanniques comporte de gros (…)
Des femmes pourraient être autorisées pour la première fois à embarquer sur des sous-marins, selon des projets présentés aux responsables de la défense britannique.
La prochaine génération de SNLE britanniques pourrait avoir des équipages mixtes afin de répondre au manque croissant de volontaires.
Cela signifierait que des hommes et des femmes de la Royal Navy vivraient côte à côte dans des espaces très confinés à bord de navires qui passent régulièrement 4 mois sans faire surface.
Et cela alimenterait les inquiétudes inévitables que des histoires d’amour à bord puissent conduire à des tensions au sein de l’équipage. Les femmes sont actuellement interdites à bord des sous-marins pour des raisons de santé.
L’exposition aux radiations émises par les réacteurs nucléaires pourraient les stériliser. Des poussières contaminées dans l’atmosphère pourraient affecter les fœtus. Mais des femmes embarquent sur des navires de surface de la Royal Navy depuis 1990.
Le changement potentiel dans la politique de la Royal Navy a été révélé lundi par une agence parlementaire qui étudie l’avancement du remplacement des SNLE Vanguard. Les sous-marins doivent être remplacés d’ici 2024, à condition que la durée de vie opérationnelle des Vanguard puisse être prolongée de 5 ans.
Le ministère britannique de la défense conduit actuellement une phase de définition, d’une durée de 2 ans, pour établir les principes de base des nouveaux sous-marins. Un responsable du National Audit Office, Tim Banfield, a déclaré : “S’ils veulent des équipages mixtes à bord, ils doivent le décider maintenant pour en tenir compte dans la conception des sous-marins.”
Il a précisé que le manque de volontaires concerne les infirmiers et les chefs de quart.
Un sous-marinier en retraite, le Commodore Toby Elliot, qui a aussi été le commandant du premier navire de surface à bord duquel des femmes ont embarqué, a déclaré qu’avoir des femmes à bord d’un sous-marin était difficile.
Il a ajouté : “Une des inquiétudes est que, si une des femmes fait une grossesse extra-utérine [1], le SNLE devra annuler une mission de grande importance pour la conduire à l’hôpital.”
[1] Aux États-Unis, c’est la première cause de mortalité au cours du premier trimestre de grossesse.
En France, les sous-marins de la classe Suffren sont conçus pour pouvoir embarquer des femmes. Mais aucune décision n’a été prise en ce sens. Interrogée sur ce sujet alors qu’elle était ministre de la défense, Michèle Alliot-Marie avait indiqué que, personnellement, elle ne pourrait pas naviguer à bord d’un sous-marin.
Daily Express (Grande-Bretagne)
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