La frégate Cassard de la marine nationale, qui a (…)
Magique ! Le Charles de Gaulle, unique porte-avions (…)
Deux cents ans après la bataille de Trafalgar, la Royal Navy pourrait devoir partager la fierté de sa flotte avec les français. Poussées par des budgets qui explosent, les 2 marines ont commencé la semaine dernière des discutions destinées à partager leurs porte-avions.
Le gouvernement britannique devrait donner cette semaine son feu vert pour 2 nouveaux porte-avions de la Royal Navy, dans le cadre d’un projet franco-britannique de construction de 3 bâtiments.
Les français, qui ont actuellement un seul porte-avions, le Charles de Gaulle, s’interrogent pour savoir s’ils peuvent se permettre un 2è porte-avions et sont désireux à la place d’explorer une coopération plus étroite avec la Grande-Bretagne.
“Nous avons tous des contraintes budgétaires et nous cherchons à voir comment nous pouvons rationaliser et renforcer nos ressources, et travailler ensemble,” a commenté un diplomate français proche des discutions.
Les 2 pays font face à un trou de 2 milliards de £ (2,51 milliards €) et le coût des nouveaux porte-avions, juste en dessous de 2 milliards de £ chacun, constitue un fardeau important.
L’“initiative bilatérale d’interopérabilité des porte-avions” a été proposée par le président français, Nicolas Sarkozy, lors de la rencontre avec Gordon Brown en mars dernier à Londres.
Des sources français laissent entendre que cela pourrait permettre à chaque marine d’emprunter un porte-avions à l’autre si le leur est indisponible suite à une panne ou à un entretien.
“Si nous n’avons pas de porte-avions pour accomplir une mission, alors la seule autre option actuelle est d’essayer de former une coalition ... et de demander à un pays s’il veut effectuer la mission,” a déclaré le capitaine de vaisseau Jérôme Erulin, chef du service d’information et de relations publiques de la marine (SIRPA Marine).
Le commandant Erulin a souligné que la Grande-Bretagne et la France ne pourraient emprunter un porte-avions à l’autre pays que si les 2 pays se mettent d’accord sur les objectifs militaires. “Le seul moyen pour la France d’obtenir une mission de porte-avions pendant un entretien d’un porte-avions est de demander à un pays au niveau politique de le faire,” a-t-il indiqué.
Nick Witney, ancien responsable de l’Agence Européenne de Défense, a expliqué que si la France ne pouvait se permettre la construction d’un second porte-avions, partager ses capacités avec les britanniques était une solution de bon sens.
“Il peut y avoir un accord avec les britanniques pour coordonner les cycles d’entretien et des forces navales communes,” a déclaré Witney. “Alors, les français peuvent dire si nous voulons bombarder quelqu’un quand notre unique porte-avions est en entretien, les britanniques peuvent le faire pour nous.”
Des responsables du ministère britannique de la défense ont exclus les discutions comme une “évaluation” et insisté qu’il n’y avait “aucun projet actuel” de partager les porte-avions avec les français.
Le problème de n’avoir un seul porte-avions ne concerne pas que les français. Au début de l’année, Bob Ainsworth, ministre des forces armées, a confirmé que l’un des 2 porte-avions actuels de la Royal Navy, l’Ark Royal, serait désarmé en 2012.
Le premier des nouveaux porte-avions n’est pas prévu d’entrer en service avant 2014 au plus tôt, laissant la Royal Navy avec un seul porte-avions pendant au moins 2 ans.
L’autre porte-avions actuel, l’Illustrious, sera désarmé en 2015, a précisé Ainsworth, laissant à nouveau la Royal Navy avec un seul porte-avions jusqu’à ce que le 2è soit terminé en 2016 au plus tôt.
Cela signifie que la Royal Navy n’aura qu’un seul porte-avions pendant au moins 4 ans, donc que, malgré les discutions de simples “évaluations”, elle pourrait être forcée d’emprunter un porte-avions aux français.
The Times (Grande-Bretagne)
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