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Ces derniers jours, un sous-marin nucléaire lanceur d’engins (SNLE) britannique est rentré à son port-base de Faslane après la plus longue patrouille jamais effectuée par un SNLE de la Royal Navy. Ce sous-marin a quitté Faslane fin août et est resté absent 204 jours. Ce record bat celui de 2023, une durée exceptionnellement longue pour l’équipage. Ce sous-marin a été relayé ces derniers jours par un autre sous-marin ayant appareillé la semaine dernière, suite à d’importants retards dans sa préparation à la mer.
La durée des patrouilles effectuées par les SNLE britanniques a fortement augmenté ces dernières années. Les huit dernières patrouilles de dissuasion ont toutes duré plus de cinq mois. Le retour au pays d’aujourd’hui est un autre exploit, même si passer près de six mois sous l’eau devient « normal ».
Sur le papier, cette solution est plus efficace, car elle réduit le temps consacré aux changements d’équipage et permet de prolonger les périodes de maintenance post-patrouille, de récupération et de préparation pour la suivante. Cependant, elle accroît le risque de compromettre la continuité de la dissuasion, car ces navires vieillissants doivent éviter les pannes graves et être maintenus en mer plus longtemps.
L’impact psychologique sur les équipages est également très préoccupant, car des patrouilles de trois mois étaient autrefois déjà considérées comme très difficiles. Le Sun rapportait l’année dernière que vers la fin d’une patrouille, les réserves de nourriture étaient si faibles que les sous-mariniers étaient soumis à des rations quasi-famine. Les sous-marins ayant été initialement conçus avec des réserves de nourriture et des congélateurs pour une durée maximale de trois à quatre mois en mer, sans compter les besoins humains fondamentaux en fruits et légumes frais, certains spéculent sur une possible remontée discrète en surface et un ravitaillement en mer en cours de patrouille. Cela contreviendrait à l’objectif primordial du commandement : éviter toute détection à tout prix.
Le maintien de la dissuasion continue en mer du Royaume-Uni revêt une importance croissante dans un contexte d’incertitude croissante quant à la sécurité européenne. Bien que le dogme d’une présence continue à la mer d’au moins un SNLE en patrouille opérationnelle demeure la priorité absolue de la défense britannique, la Royal Navy peine à honorer cet engagement face au vieillissement des sous-marins. L’arrivée de la nouvelle classe Dreadnought (à partir de 2032 environ) est plus que jamais urgente.
A l’avenir, la situation devrait s’améliorer : l’ascenseur à sous-marins de Faslane a été remis en service et devrait faciliter les entretiens. D’autre part, le HMS Victorious, dont le grand carénage a commencé en mai 2023, est entré en cale sèche à Devonport. Une meilleure planification et la volonté de ne pas répéter les erreurs commises avec le HMS Vanguard permettront, espérons-le, au Victorious de reprendre du service d’ici trois ans.
Navy Lookout (Grande-Bretagne)
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