Des sources militaires britanniques s’inquiètent que des sous-marins russes à propulsion classique, très discrets, puissent opérer sans être repérés dans les eaux territoriales britanniques.

Les nouveaux sous-marins russes de la classe Kilo pourraient menacer la sécurité de la Grande-Bretagne en pistant sans être repérés la flotte britannique en Atlantique Nord ou en espionnant les câbles internet sous-marins.

Le HMS Queen Elizabeth, le porte-avions de la Royal Navy, et les sous-marins nucléaires lanceurs d’engins britanniques pourraient se révéler vulnérables face aux technologies furtives des sous-marins russes, leur autonomie accrue et leur capacité de frapper des cibles sous-marines, en surface et à terre.

« Le nouveau First Sea Lord, l’équivalent du chef d’état-major, doit remporter la bataille sous-marine, » a déclaré une source militaire haut placée. « Nous devons être meilleurs dans ce que nous faisons. »

« Les Russes bénéficient d’une forte augmentation des dépenses de recherche et développement depuis 15 à 20 ans, ce qui leur permet aujourd’hui de construire ces sous-marins Kilo extrêment discrets. »

Connus en Russie comme la classe Varshavyanka (projet 636.3), 6 de ces sous-marins ont déjà été lancés et un premier exemplaire d’une deuxième série de 6 doit être opérationnel d’ici la fin de l’année.

Désignés par l’OTAN sous le vocable Improved Kilo, au moins un de ces sous-marins très discret et très manœuvrant se serait approché des côtes européennes au cours des derniers mois afin de vérifier à quel point il serait facile de s’en approcher sans être repéré.

Equipés de torpilles, de mines sous-marines et de missiles de croisière SS-N-27 Sizzler, les Varshavyanka pourraient travailler de concert avec des navires russes de recherche océanographique pour se brancher sur les câbles de télécommunication et les espionner.

Référence :

The Telegraph (Grande-Bretagne)