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Le livre blanc du gouvernement britannique, attendu depuis longtemps, sur le remplacement de la dissuasion nucléaire du pays, va annoncer demain que les nouveaux SNLE Trident pourraient ne pas être construits en Grande-Bretagne.
Le document va aussi reconnaître que la flotte actuelle de 4 sous-marins pourrait être réduite à 3.
Les 2 options menaceraient des milliers d’emplois en Grande-Bretagne, puisque le Royaume-Uni avait toujours construit jusqu’à présent son arsenal nucléaire dans le pays.
Le document indique : “Notre intention serait de construire les nouveaux SNLE au Royaume-Uni . . . mais cela dépendra des propositions de l’industrie de fournir la juste capacité au bon moment et pour le juste prix.”
Cette déclaration pourrait mettre en colère des parlementaires travaillistes, dont certains sont déjà hostiles à l’idée que la Grande-Bretagne a besoin d’une dissuasion, et d’autres qui ont besoin du programme de remplacement de la flotte britannique (d’une durée de 17 ans) pour maintenir les emplois dans leur circonscription.
Mais Tony Blair pourrait essayer de les calmer et d’éviter une révolte sur le banc des députés travaillistes en annonçant qu’il est prêt à réduire le nombre de têtes nucléaires.
Le gouvernement a décidé de maintenir la dissuasion nucléaire indépendante britannique en remplaçant ses 4 sous-marins Vanguard, qui doivent être retirés du service au milieu des années 2020. Le gouvernement a besoin de prendre la décision maintenant parce qu’il faudra environ 2 décennies pour concevoir et construire leurs successeurs.
Le livre blanc va aussi indiquer que le gouvernement veut négocier avec les Etats-Unis la prolongation de la durée de vie des missiles D5 dont sont équipés les SNLE : ils atteignent eux-aussi leur fin de vie au milieu des années 2020. Le gouvernement n’a que peu de possibilités parce que les missiles vont devenir difficiles à entretenir alors que les Américains passent à une nouvelle technologie.
Quand Blair va publier le livre blanc cette semaine, il va expliquer que conserver une dissuasion nucléaire indépendante est vitale, compte-tenu de l’apparition de nouvelles puissances nucléaires.
Mais la décision de publier lundi le livre blanc, avant une réunion du cabinet spécialement dédiée à cette question, a provoqué la consternation parmi certains ministres, dont Margaret Beckett, Peter Hain et Hilary Benn.
Hier, John Cruddas, un des parlementaires travaillistes se présentant pour la direction du parti, a déclaré qu’il “n’était pas convaincu” de la nécessité de remplacer les Trident.
The Times
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