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La Grande-Bretagne ne pourra probablement pas faire naviguer ses 2 porte-avions de la classe Queen en 2020, si le personnel de la Royal Navy est réduit à 29.000 comme le prévoient les prévisions actuelles, a déclaré le commandant de Royal Navy.
Le Premier Lord de la Mer, Sir Mark Stanhope, a déclaré le 24 novembre dernier que le personnel était l’une de ses « principales inquiétudes » en ce qui concerne l’avenir de la Navy.
Les prévisions actuellement sont que le 2è porte-avions sera équipé de catapultes et de brins d’arrêt, mettra en œuvre la version F-35C (“porte-avions”) du Joint Strike Fighter en 2020. Mais le sort réservé au HMS Queen Elizabeth, qui sera lancé en premier et utilisé pour former et entraîner l’équipage du HMS Prince of Wales, est plus incertain.
« Il s’agit d’un problème de personnel, » a déclaré l’amiral Stanhope. « Je n’ai pas assez de personnel, dans une marine à 29.000 marins, pour faire naviguer 2 porte-avions. »
Le Premier Lord de la Mer a indiqué que la principale priorité du moment pour la Navy est de déterminer comment réduire le nombre de marins vers l’objectif fixé pour 2020, tout en conservant les capacités fixées par les plans “Future Force 2020”.
« Pour la Navy, c’est l’une des taches les plus compliquées, par rapport aux autres armées, parce que nous opérons en l’air, sur et sous la mer et sur terre, » a-t-il déclaré. « Les Royal Marines, les pilotes de l’aéronavale, les sous-marins, les frégates, les chasseurs de mines, tout cela exige des compétences spécifiques. Nous devons nous assurer d’en conserver assez pour alimenter la machine qui va les utiliser, » a-t-il déclaré.
« C’est très compliqué, et nous faisons beaucoup d’efforts pour nous assurer de conserver la masse critique nous permettant de continuer à assurer toutes ces missions. Et c’est le maintien de tout l’éventail de ces missions qui permettrait à la Grande-Bretagne d’agir indépendamment si cela était nécessaire. »
« Maintenir tout l’éventail de ces missions, avec 29.000 marins en 2020 est une inquiétude. Nous devons planifier cela de façon très précise. Savoir qui nous remercions, qui nous autorisons à partir est très important pour cette planification. »
Les prévisions actuelles sont que le HMS Queen Elizabeth prenne la mer en 2016, a indiqué l’amiral Stanhope.
« Comme il s’agit d’un premier bâtiment de classe, il subira 2, si ce n’est pas 3, années d’essai. Nous allons faire naviguer le plus gros bâtiments que nous ayons jamais fait naviguer dans ce pays. Ce sera une période pendant laquelle la construction du Prince of Wales se poursuivra. »
« Nous allons faire face à tous les défis qui vont avec une nouvelle classe de bâtiments. Et lorsque le Prince of Wales sortira, nous allons transférer l’équipage sur celui-ci, tous qualifiés pour faire naviguer ce type de bâtiments. Il y aura alors seulement 6 mois d’essais du nouveau porte-avions, puis nous allons nous attaquer aux qualifications des nouveaux avions. »
« Cela laisse un point d’interrogation pour le Queen Elizabeth, » a-t-il indiqué. « Il s’agit d’un problème de personnel. Il y a la question du besoin d’une plateforme pour l’appontage des hélicoptères, ce qui autorise certaines missions des commandos. Pourrait-il être utilisé pour cela ? Pourrions-nous, si le besoin est là, l’équiper de catapultes et de brins d’arrêt, ce qui est techniquement faisable ? Je ne sais pas. »
« Compte-tenu du nombre de marins en 2020, nous ne pourrons probablement pas faire naviguer les 2 en même temps. »
Defense Management (Grande-Bretagne)
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