HIER matin, sous une pluie fine et par une température (…)
Dans le cadre du partenariat Marine nationale et (…)
La fierté de l’US Navy a toujours été de répondre à l’appel du devoir. Après l’invasion de l’Irak en 2003, un nouveau plan opérationnel (Fleet Response Plan) a accéléré le rythme des opérations. Les missions de 6 mois se sont transformées en 7 voire 8 mois. Et les bâtiments et unités reprennent rapidement la mer, parfois seulement quelques semaines après leur retour. Il n’est pas inhabituel que la moitié des 289 bâtiments de la flotte américaine soient en mer en un jour donné.
Mais répondre à toutes ces demandes finit par peser sur les bâtiments, le budget et le personnel. Les dirigeants de la Navy ont conclu que quelque chose devait changer.
"Nous devons réduire le fardeau," explique l’amiral John Harvey, commandant des forces de surface. "Nous ne pouvons pas tout faire tout le temps, et encore maintenir la flotte. Il y a un équilibre que nous devons atteindre. Et je pense que c’est à nous de définir quel est cet équilibre et ce qu’il faut faire pour maintenir cet équilibre dans le temps."
Les dirigeants de la Navy étudient presque tous les aspects de la façon dont la flotte est utilisée : préparation et entraînement, cout et entretien, cycle d’opération et capacités. Il y a de sérieuses discutions sur le retour aux missions de 6 mois, la flotte retrouvant un cycle plus prévisible qui est mieux adapté aux périodes au chantier naval, les budgets de maintenance et la vite personnelle des marins.
Le prix, la conséquence de cette évolution serait une réponse diminuée aux demandes des commandants opérationnels.
"Nous le faisons déjà avec les sous-marins," a déclaré l’amiral Harvey le 20 septembre dernier. "Il y a une demande de X jours de mer de sous-marins de la part de chacun des commandants opérationnels. Nous répondons déjà : c’est très bien, vous demandez ça. Voici ce que vous allez avoir : vous obtenez un total de Y. Et vous devez répartir ces jours entre les différents commandements comme vous le voulez. Macht nichts [cela n’a pas d’importance]. C’est tout ce que vous aurez.
"Nous le faisons avec les porte-avions, les sous-marins et les bâtiments amphibies. Nous n’en avons pas fait autant avec les bâtiments de surface."
La Navy et les responsables du Congrès craignent de plus en plus que la flotte fasse tellement naviguer ses bâtiments qu’il soit nécessaire de les désarmer des années avant la date prévue. Cet été, Harvey, ainsi que des parlementaires, ont exprimé ces inquiétudes lors d’une déclaration devant le Comité des Forces Armées de la Chambre des Représentants.
Garder les bâtiments opérationnels jusqu’à 25, 30 ou 40 ans de service est fondamental pour le projet de construction de bâtiments à 30 ans de la Navy. Et ce projet est déjà très difficile à tenir : la durée de vie de nombreux bâtiments, y compris des croiseurs, des destroyers et des bâtiments amphibies devra être prolongée de 10 ou 15 ans au-delà de la date prévue lors de la conception.
Defense News (Etats-Unis)
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