Juste quelques jours après les sorties de Mozilla (…)
Un bâtiment de la Marine nationale, l’aviso « Lieutenant (…)
JOHN REID, le secrétaire britannique à la défense, a effectué le premier pas vers le remplacement de la dissuasion britannique en ouvrant les discutions avec le gouvernement américain sur un successeur au missile Trident.
Il a autorisé des responsables à commencer les négociations avec Washington et avec les compagnies d’armement sur le projet avant même que le cabinet ou les députés aient pu en débattre.
Reid a satisfait les chefs de service depuis qu’il a pris ses fonctions de secrétaire à la défense en mai grâce à sa position ferme sur la nécessité du maintien d’une dissuasion nucléaire britannique indépendante.
On dit qu’il veut maintenir un système lancé depuis des sous-marins parce qu’un tel système est “invisible et invulnérable” à un ennemi potentiel et peut être rapidement déployé n’importe où dans le monde. Son prédécesseur, Geoff Hoon, semblait plus ouvert à l’étude d’autres options, comme un système implanté à terre ou à bord d’avions.
Le ministère de la défense recrute activement des scientifiques nucléaires pour travailler à l’établissement des armes nucléaires d’Aldermaston. La Grande Bretagne va construire ses propres têtes nucléaires, mais la technologie du missile va probablement être partagée avec les américains.
Des responsables ont calculé en privé que le coût du dévellopement d’un système remplaçant le missile Trident commencera à environ 500 millions de £ par an, pour atteindre 1,5 milliard de £ par an, sur les 20 ans qu’il faudra pour dévelloper le système. A cause de la longueur et de la complexité du projet, le premier ministre doit donner son accord officiel dans les 2 prochaines années.
Le coût total du dévellopement d’un nouveau système de missile est estimé entre 15 et 20 milliards de £ (de 20 à 30 milliards d’€). Des sources du ministère de la défense ont indiqué que cette option est la plus chère en raison du coût de la maintenance des sous-marins.
Tony Blair a déclaré aux Communes ce mois-ci qu’“aucune décision sur le remplacement des missiles Trident n’a encore été prise, mais il est probable qu’une décision soit nécessaire durant la présente législature. Il est trop tôt pour décider dans un sens ou dans l’autre sur une quelconque option”. Mais le premier ministre a aussi déclaré que c’était “la bonne décision pour le pays”. La plateforme électorale du Labour disait : “Nous sommes décidé à maintenir le système de dissuasion indépendant.”
Les ministres et les parlementaires seront probablement inquiets à propos de la décision de commencer les discutions avec les Etats-Unis et l’industrie de défense avant qu’il y ait eu un débat au cabinet ou au Parlement sur cette question.
Depuis que la Grande Bretagne a acheté le système Polaris en 1962, le pays a été de plus en plus dépendant des Etats-Unis. Les missiles Trident sont identiques à ceux des Etats-Unis et équipés de têtes nucléaires britanniques.
The Sunday Times
Le Royaume-Uni reprendra le démantèlement des sous-marins nucléaires en 2026
Le Royaume-Uni « incapable » de maintenir ses capacités en matière de sous-marins nucléaires
La Royal navy se donne 100 jours pour repenser la maintenance des sous-marins britanniques
Mise en chantier du quatrième et dernier SNLE britannique de nouvelle génération
La Royal Navy lance le sixième sous-marin nucléaire de la classe Astute
Le Royaume-Uni reconnait un incident nucléaire majeur survenu dans une base sous-marine de la Royal Navy
La Royal Navy n’a, de nouveau, plus aucun sous-marin nucléaire d’attaque en mer
La Royal Navy désarme son dernier sous-marin nucléaire d’attaque de la classe Trafalgar
Début de la rénovation à mi-vie du sous-marin nucléaire d’attaque HMS Astute
Le Royaume-Uni lance les premiers travaux du projet de sous-marins Aukus