Le chantier naval Navantia de Carthagène prévoit de (…)
Le 2 septembre 2008, vers 2h00, le bateau de croisière (…)
Depuis quelques mois, le Brésil annonce son intention de construire un sous-marin nucléaire pour protéger un champ pétrolier off-shore découvert récemment. Si le Brésil dispose des connaissances nécessaires pour construire la partie nucléaire de ce sous-marin, il n’en est pas de même pour le reste. C’est pourquoi il entend faire massivement appel à des transferts de technologie en provenance de France. Pour cela, le Brésil souhaite acheter un sous-marin classique de type Scorpène qui serait construit sur place.
La véritable question qu’il faudrait se poser à la lecture des articles annonçant cette réussite de la diplomatie française et des commerciaux de DCNS, c’est comment un sous-marin nucléaire pourrait-il protéger un champ pétrolier off-shore ? Ou, plus important encore, pourquoi diable faudrait-il absolument un sous-marin nucléaire pour protéger un champ pétrolier qui ne se déplace pas ? Qu’arrivera-t-il à la deuxième plus grande découverte pétrolière en 20 ans, par exemple, lorsque le sous-marin rentrera au port pour se ravitailler ou, pire, entrera en cale sèche pour être réparé ?
Certes, le Brésil a aussi 5 sous-marins relativement modernes, des U-209 d’origine allemande, et il prévoit de construire dans le proche avenir plusieurs sous-marins Scorpène.
Par conséquent, pourquoi des sous-marins nucléaires ? En fait, il n’y a ici rien de nouveau : depuis 1979, le Brésil travaille — certes à un rythme très lent faute de financement — à la conception de sous-marins nucléaires. Bien avant, donc, la découverte du champ de pétrole.
Le premier des U-209 brésiliens a été construit par HDW et les 3 suivants par l’Arsenal de Marinha do Rio de Janeiro (AMRJ). AMRJ a construit le 9 mars 2005 un 5è sous-marin, un U-209 amélioré : le Tikuna. Le Brésil prévoyait de construire 5 sous-marins classiques d’un nouveau modèle (sera-ce des Scorpène ?). Ils devaient utiliser la même coque que d’éventuels sous-marins nucléaires afin d’effectuer les essais de tous les systèmes, le réacteur nucléaire ne devant être installé qu’à partir du deuxième.
Bien que le Brésil possède les connaissances et les installations nécessaires à la construction d’un réacteur nucléaire — que la France refuse de transférer de toutes manières —, il ne dispose pas des technologies lui permettant de construire — seul — un sous-marin classique. Il aura besoin d’assistance pour la fabrication de la coque, des sonars, du système de combat...
La construction de ce sous-marin ne pourra donc se faire sans transferts massifs de technologie, ici venant de France.
Les véritables raisons qui poussent le Brésil à se lancer dans la construction d’un sous-marin nucléaire sont donc plutôt à rechercher dans le domaine politique, voire militaire.
De nombreux journaux en Amérique Latine ont, en annonçant la relance du projet par le Brésil, souligné que cela serait le premier sous-marin nucléaire de ce continent. Alors que le Brésil se considère comme une grande puissance — ne cherche-t-il pas à obtenir un siège permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies — , son influence régionale est depuis des années surpassée par celle du président vénézuélien Hugo Chavez.
Il y a aussi une raison encore plus évidente pour la population du Brésil pour dépenser des sommes importantes alors qu’une part importante de la population est encore très pauvre. Quel meilleur moment y aurait-il pour justifier une forte augmentation des dépenses militaires que lorsqu’on vient de découvrir le second plus important champ pétrolier en 20 ans ?
Molten Eagle (Etats-Unis)
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