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L’exercice multinational de haute intensité Orion-26 a débuté par le déploiement d’importantes capacités navales, aériennes et terrestres des nations alliées, dans le cadre de l’une des manœuvres les plus ambitieuses organisées en Europe ces dernières années. Mené par la Marine nationale et sous la direction de l’état-major des armées, cet exercice a pour principal objectif de consolider l’interopérabilité des Alliés dans des scénarios de combat multidomaines de haute intensité, en étroite coordination avec l’OTAN.
L’Espagne participe à cette édition avec la frégate Álvaro de Bazán, intégrée au déploiement multinational et commandée par le capitaine de frégate Álvaro Zaragoza Ruiz. La présence du navire espagnol renforce la contribution nationale à cet exercice qui mobilise plus de 10 000 personnes, 25 navires, 140 aéronefs et diverses unités terrestres, déployés dans différentes régions de France et dans les zones maritimes de l’Atlantique et de la Méditerranée.
Orion-26 est conçu comme un exercice de combat moderne et réaliste, intégrant des capacités maritimes, aériennes, terrestres, spatiales et cybernétiques. Son objectif est de préparer les forces participantes à opérer dans des environnements complexes, caractérisés par une forte densité de ressources, une pression opérationnelle constante et une prise de décision en temps réel, reproduisant des conditions similaires à celles d’un conflit de haute intensité entre États.
Durant la phase de préparation préliminaire, le groupe aéronaval, mené par le porte-avions Charles de Gaulle, a effectué des exercices de contrôle de l’espace aérien et maritime en Méditerranée. Ces activités ont renforcé la cohésion tactique et l’interopérabilité entre les différentes marines et forces aériennes avant l’intégration complète du groupe multinational, qui sera déployé dans l’Atlantique et le golfe de Gascogne dans les prochains jours.
Quartier général opérationnel
Dans sa prochaine phase, Orion-26 évoluera vers une opération multinationale conjointe, avec l’activation complète des quartiers généraux opérationnels, des systèmes de commandement et de contrôle, ainsi que des unités logistiques nécessaires au maintien d’une opération prolongée. Cet exercice teste non seulement les capacités de combat, mais aussi la résilience des chaînes d’approvisionnement, la coordination multinationale et les capacités de commandement dans un environnement extrêmement exigeant.
L’une des caractéristiques les plus importantes d’Orion-26 est sa dimension interministérielle, puisqu’elle intègre diverses agences civiles et militaires de l’État français et des pays participants. Cette approche permet de simuler une réponse coordonnée à des crises complexes, où la sécurité nationale requiert l’action simultanée des acteurs militaires, civils et de la protection des infrastructures critiques – une approche en phase avec les scénarios de sécurité actuels.
La frégate Álvaro de Bazán assure des capacités avancées de surveillance et de défense aérienne, avec un rayon d’action de plus de 500 kilomètres carrés. Forte d’un équipage de 205 personnes, cette frégate espagnole est pleinement intégrée au groupe aéronaval allié, contribuant à la protection de l’ensemble des forces contre les menaces aériennes et de surface.
Exigences élevées
Depuis la mer, le commandant Zaragoza a souligné que la participation à cet exercice représente « un défi et une excellente opportunité pour l’équipage de s’entraîner dans des scénarios actuels », insistant sur les exigences élevées de l’exercice. Il a également mis en avant le « haut niveau de réalisme » des simulations, qui permettent de s’exercer au commandement et au contrôle en situation de crise grâce à la large disponibilité des ressources alliées – un élément essentiel pour préparer les unités à d’éventuels déploiements réels.
La frégate Álvaro de Bazán est entrée en service au début des années 2000 et s’est imposée comme l’un des navires de surface les plus modernes d’Europe dans sa catégorie. Conçue spécifiquement pour la défense aérienne, elle est équipée du système de combat Aegis, qui intègre radars, capteurs et systèmes d’armes capables de détecter, de suivre et de neutraliser les menaces à longue portée, en milieu maritime comme aérien.
Ces capacités font de l’Álvaro de Bazán un atout majeur pour la protection des groupes aéronavals et des zones maritimes d’intérêt stratégique, et témoignent du haut niveau de développement technologique, industriel et opérationnel atteint par l’Espagne dans le domaine de la défense navale. Sa participation à Orion-26 renforce l’engagement de l’Espagne en faveur de la sécurité collective et du développement d’une interopérabilité réelle et efficace avec ses alliés, même dans les scénarios les plus exigeants.
Info Defensa (Espagne)
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