Après avoir participé, du 27 au 31 mai 2024, à un (…)
La moitié des sous-marins australiens restera hors (…)
La participation d’une frégate FREMM à l’exercice RIMPAC de cette année devrait représenter 2 grandes premières : il s’agira de la première participation d’une “frégate de 1er rang” et le bâtiment devrait lancer un missile sur une cible aérienne.
Jusqu’à présent, la participation de la marine nationale aux exercices RIMPAC consistaient en des bâtiments basés à Tahiti ou en Nouvelle-Calédonie, des frégates de surveillance de la classe Floréal ou des bâtiments de soutien et d’assistance outre-mer de la classe d’Entrecasteaux.
Pour la première, c’est un bâtiment basé en métropole qui participera pour la marine nationale à RIMPAC, ont confirmé des sources à la fois françaises et américaines.
La frégate Bretagne a déjà connu cette année des environnements très différents : en janvier, elle a effectué une mission dans le nord de l’Europe, faisant escale en Norvège. Plus récemment, sur le chemin d’Hawaï, elle a été vue en escale à Kerala (Inde), et à Jakarta en Indonésie. Elle a atteint les Philippines cette semaine.
La marine nationale classe les frégates de la classe Aquitaine comme des “frégates de premier rang” (de même que les 2 frégates de défense aérienne de la classe Horizon). Même si la Marine Nationale n’utilise pas le terme de “destroyer”, les frégates de premier rang portent des numéros de coque commençant par la lettre “D” au lieu d’un “F” comme “frégate”, utilisée pour les “frégates de 2è rang” des classes La Fayette et Floréal.
Les frégates de la classe Aquitaine sont principalement destinées à la lutte anti-sous-marine. En 2020, 2021, 2022, des frégates de cette classe ont reçu, pour leur efficacité dans ce domaine, un prestigieux prix décernés par la 6è Flotte de l’US Navy le Hook’em award.
Autre première pour la marine nationale lors d’un exercice RIMPAC, la Bretagne devrait tirer un missile Aster sur une cible aérienne. A ce jour, aucun des bâtiments de la marine nationale participant à un exercice RIMPAC n’a tiré n’importe quel type de munition.
Selon les informations de la presse américaine, la marine nationale avait initialement demandé à disposer d’une cible supersonique GQM-163 Coyotte. Le tir aurait eu lieu au large de l’île Kauaï, sur le champ de ter du Pacifique de Barking Sands. C’est l’un des rares endroits dans le monde où les marines occidentales peuvent s’entraîner en sécurité à abattre de telles cibles à longue portée. Un autre se situe dans les îles britanniques des Hébrides au large de l’Ecosse. En 2019, lors d’un exercice Formidable Shield de l’OTAN qui s’y déroulait, la frégate Bretagne avait intercepté une telle cible supersonique.
Cependant, pour des raisons administratives, la cible (que la marine nationale doit acheter à l’US Navy) sera une cible subsonique, probablement un BQM-177A. Cela ne signifie pas pour autant que l’interception sera facile. La complexité de cet tir pourrait être augmentée si la frégate devait s’appuyer sur des données fournies exclusivement par des sources (bâtiments ou avions) extérieures. Les frégates Bretagne et Normandie, bien qu’à vocation principalement anti-sous-marins, sont équipées à la fois de missiles anti-aériens Aster 15 (d’une portée d’environ 30 km) et Aster 30 (d’une portée supérieure à 100 km). Les 4 premiers bâtiments de la classe Aquitaine n’ont que des missiles Aster 15.
Ce test “complexe” serait une nouvelle illustration du “Plan stratégique d’interopérabilité”, signé entre les 2 marines en décembre 2021. Cet accord ouvre la voie à une coopération renforcée entre la Marine Nationale l’US Navy pour les 20 prochaines années, en particulier dans leur capacité à combattre côte à côte.
Source : Naval News (France)