La Chine a récemment procédé à un premier essai d’un nouveau missile balistique lancé depuis un sous-marin, un développement montrant que Pékin veut renforcer ses forces nucléaires.

L’essai concernait le nouveau missile JL-3, dont des spécialistes estiment qu’il pourrait être équipé d’ogives multiples. Bien que la Chine n’ait pas confirmé cet essai, il aurait été surveillé par les USA. Il se serait déroulé à la fin novembre, depuis la mer de Bohai, à partir d’un sous-marin classique modifié. Le nouveau missile devrait équiper les nouveaux sous-marins nucléaires lanceurs d’engins Type 096, actuellement en développement.

Selon le rapport du département américain de la défense sur la puissance militaire chinoise, « le SNLE Type 096 pourrait être équipé du missile JL-3. La construction du premier sous-marin de ce type commencera probablement au début 2020. »

Les spécialistes estiment que le missile JL-3 aura une portée supérieure à celle du JL-2, qui serait d’environ 7.000 km. Selon des sources des services de renseignement américains, la portée du nouveau missile pourrait dépasser les 9.000 km. Lors de l’essai de la fin novembre, le missile n’a pas été tiré à sa portée maximale, probablement parce qu’il s’agissait d’évaluer le bon fonctionnement des différents systèmes.

La portée estimée du missile JL-3 donnerait à la Chine la possibilité d’atteindre des cibles situées sur la partie continentale des Etats-Unis, sans quitter les eaux côtières chinoises et sans s’aventurer dans des eaux où le sous-marin serait plus vulnérable aux attaques en cas de conflit.

Référence :

Poder Naval (Brésil)