L’exercice Trident Juncture, le plus important organisé par l’OTAN depuis la fin de la Guerre Froide, est entré dans sa phase tactique.

L’exercice Trident Juncture se déroule en Norvège. Il couvre tous les domaines : air, terre et mer. Plus de 50.000 militaires de 31 états-membres ou partenaires de l’OTAN y participent. Il a commencé en octobre et se poursuivra jusqu’à la fin novembre.

Il s’agit d’un exercice d’une ampleur « presque sans précédent », explique le vice-amiral d’escadre Hervé Bléjean, adjoint au commandant de l’Allied Maritime Command, basé à Northwood (GB). 16 pays participent à la partie navale de l’exercice, avec 65 bâtiments (dont des sous-marins) et 8 avions de patrouille maritime.

A la fin octobre, l’exercice Trident Juncture est entré dans sa phase "à la mer", après la fin de la phase d’intégration des forces, destinée à s’assurer que les participants étaient préparés pour participer à l’exercice dans les différents domaines, depuis la lutte anti-sous-marine à la guerre amphibie. Dans la phase "à la mer", les forces maritimes vont se séparer en 2 éléments, chacun comportant environ 30 navires et 5.000 marins.

Dans cette phase, différents scénarios vont être déroulés durant lesquels les 2 éléments seront opposés l’un à l’autre, afin de vérifier « comment ils interagissent, comment ils se détectent l’un l’autre, comment ils mènent les opérations d’interdiction maritime, » explique l’amiral Méjean. L’élément sud aura pour mission de protéger les voies de communication maritime et aura aussi pour objectif de mener un assaut amphibie pour soutenir les éléments terrestres de l’exercice.

Référence :

Jane’s (Grande-Bretagne)