La compagnie allemande ThyssenKrupp Marine Systems (TKMS) a annoncé lundi qu’elle mettait fin à un contrat de construction de 4 sous-marins pour la marine grecque et qu’elle allait soumettre l’affaire à un arbitre afin de récupérer les arriérés du pays qui dépassent 520 millions €.

“Depuis longtemps, l’Etat grec a cessé d’honorer ses obligations contractuelles”, a déclaré ThyssenKrupp lundi.

Aucun responsable du ministère grec de la défense n’était disponible pour faire des commentaires.

ThyssenKrupp Marine Systems avait acheté en 2005 l’ancien chantier naval public Hellenic Shipyards, en compétition avec Neorion Shipyards.

Les commandes pour construire 4 sous-marins et en moderniser 3 autres ont connu des problèmes après que la Grèce ait refusé de prendre livraison du premier sous-marin, citant des problèmes techniques et des faiblesses de conception.

En janvier dernier, le ministre grec de la défense, Evangelos Meimarakis, avait annoncé qu’il allait essayer de renégocier le contrat.

L'analyse de la rédaction :

En mai dernier, le chef d’état-major de la marine grecque semblait pourtant persuadé qu’un accord était à portée de main.

TKMS se retrouve donc avec 4 sous-marins terminés, le Papanikolis à Kiel et 3 autres en Grèce, sur les bras.

Le sort du chantier naval lui-même n’est pas garanti. En effet, dans une étape précédente du conflit, TKMS avait menacé de fermer le chantier naval et de licencier tous ses salariés.

Référence :

Forbes (Etats-Unis)