Daewoo International Corp. a annoncé samedi qu’elle (…)
Des informations en provenance des Etats-Unis laissaient (…)
L’embrasement de la piraterie au large de la Somalie depuis aout dernier, a fait plus d’une fois les gros titres. Les journaux ont mis en première page les récits d’attaques et de prises d’otage. Cela a aussi attiré des bâtiments du monde entier pour patrouiller dans la même zone. A tel point qu’il est devenu difficile de les empêcher de se rentrer dedans.
Au dernier pointage, il y avait quelques 30 bâtiments originaires de 27 nations dans le golfe d’Aden et au large de la Somalie, appartenant à différentes task-forces pour stopper la piraterie, selon plusieurs sources.
Certains font partie de la Combined Task Force 151, mise sur pied par l’US Navy et dirigée actuellement par un amiral turc.
D’autres bâtiments de surface sont présents sur place au titre d’une opération de l’OTAN, l’opération Allied Protector, dont fait partie la frégate américaine Halyburton, et menée par la frégate portugaise Côrte Real.
L’Union Européenne a organisée sa première task-force maritime, connue sous le nom de EU NAVFOR-Atalanta, qui, en plus de navires allemands, grecs, espagnols et français, a amené des eaux aussi chaudes un nouveau venu — 2 corvettes et un navire de soutien de Suède. Et finalement, il y a ceux qui opèrent de façon indépendante, comme la Chine et la Russie, qui sont arrivé avec différents mandats, dont la protection des navires de commerce de leur pays.
Cette flotte rassemble des ennemis éternels, l’Inde et le Pakistan, ainsi que 2 navires de la marine iranienne — la frégate Alborz et le navire de ravitaillement Bushehr.
En fait, il y a tellement de bâtiments étrangers dans la région, que les eaux situées au large de Djibouti, si tranquilles habituellement, se sont transformées en des Nations Unies en mer.
Avec tellement de bâtiments de guerre dans la même région, des mesures doivent être prises pour “calmer le jeu”, pour éviter tout conflit.
Le vice-amiral Bill Gortney, commandant de la 5è Flotte américaine, utilise l’analogie de jeunes enfants jouant au football, qui ont tendance à rester autour du ballon et à bloquer le jeu. Pour éviter de telles disputes potentielles, les nations alliées utilisent les systèmes habituels pour communiquer, tout en ayant des moyens moins fiables pour s’entendre avec les nouveaux venus, comme la Chine.
“Nous envoyons tout simplement des messages sur le compte Yahoo de la marine chinoise,” explique le Cmdr. Jane Campbell, porte-parole de la 5è Flotte à Bahreïn.
Garder la trace des actions récentes et des plans futurs dans ce qui pourrait être une situation déconcertante, a été fait avec une grande efficacité en mer grâce à un système de messagerie instantanée courant dans les lieux de travail modernes.
“Ce qui fonctionne vraiment est le tchat non-classifié,” souligne l’amiral Campbell.
Le système que les bâtiments américains utilisent pour communiquer entre eux et avec les alliés est appelé CENTRIXS (Combined Enterprise Regional Information Exchange System).
Utilisé dans la Flotte depuis plusieurs années, CENTRIXS est un projet du département américain de la défense conçu pour permettre aux forces conjointes de coordonner leurs actions. Dans la zone de responsabilité de la 5è Flotte, les navires alliés des Forces Maritimes Combinées, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et d’autres utilisent CENTRIXS pour coordonner les opérations depuis longtemps, avant le lancement de la mission anti-piraterie.
Aujoud’hui, un système européen baptisé “Merc chat” a été mis en place. Le Space and Naval Warfare Systems Command américain a commencé de développer un autre programme de tchat qui prend son nom du groupe de travail organisé par la 5è Flotte, le SHADE (Shared Awareness and Deconfliction).
Ces moyens de communication ont été très utiles le 2 juin dernier, lorsque des marins de la frégate britannique Portland ont capturé et désarmé 10 pirates présumés qui avaient été repérés par un avion espagnol.
Pays ayant des bâtiments effectuant une mission de lutte contre la piraterie, soit au sein d’une task-force de la coalition comme la CTF 151, l’opération Allied Protector de l’OTAN ou l’opération NAVFOR-Atalanta de l’Union Européenne, ou bien encore envoyés par leur gouvernement avec un mandant indépendant pour protéger les navires de leur pays : – Australie – Bahrëin – Canada – Chine – Danemark – France – Allemagne – Grèce – Inde – Iran – Italie – Japon – Jordanie – Pays-Bas – Pakistan – Portugal – Russie – Arabie Saoudite – Seychelles – Singapour – Corée du Sud – Espagne – Suède – Turquie – Royaume-Uni – Etats-Unis – Yémen
Sources : 5è Flotte US, attachés navals à Washington, D.C.
Navy Times (Etats-Unis)
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