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Si l’industrie britannique avait montré plus de volonté de coopérer avec la France pour la construction des nouveaux porte-avions, il aurait été plus difficile pour le gouvernement français de retarder sa décision sur la construction d’un second porte-avions (PA-2), a déclaré le PDG de DCNS, Jean-Marie Poimboeuf.
DCNS avait travaillé dur pour trouver une façon de coopérer avec l’industrie britannique sur les porte-avions destinés à la Royal Navy (CVF) et sur le PA-2, a déclaré le 15 septembre M. Poimboeuf à des journalistes au début d’un voyage de presse dans le cadre d’Euronaval.
Mais la compagnie française n’a pas rencontré une telle volonté de coopérer du côté britannique, a-t-il expliqué. "La décision politique de repousser la décision sur le PA-2 aurait plus difficile s’il y avait eu une coopération industrielle," a-t-il déclaré.
Le président Nicolas Sarkozy a décidé de repousser à 2011 ou 2012 la décision de lancer la construction d’un second porte-avions. La marine nationale peut donc encore espérer obtenir un second porte-avions, qui sera nécessaire lorsque le Charles de Gaulle entrera à nouveau en entretien vers 2015. Il sera indisponible pendant environ 18 mois.
M. Poimboeuf a expliqué que, plus la décision de lancement sera prise tard, plus il sera difficile de coopérer avec la Grande-Bretagne sur un programme commun de porte-avions.
Un second responsable industriel français a indiqué que, comme Paris n’a pas lancé son porte-avions en même temps que Londres, la France n’a pas à payer la somme prévue pour obtenir l’accès aux plans britanniques. La dernière tranche d’un total de 150 millions £ (189 millions €) était payable si la France utilisait les plans du CVF britannique pour le PA-2. Environ un tiers du paiement total a été effectué, a précisé ce responsable.
DefenseNews (Etats-Unis)
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