Grutage d’un avion Rafale, transport de charge sous (…)
Un bâtiment de la marine nationale approche ce samedi du (…)
La France a envoyé dans les eaux internationales au large du Myanmar, sans y être invitée, un navire chargé d’aide humanitaire. L’ambassadeur birman aux Nations Unies a accusé vendredi les français d’avoir envoyé un “bâtiment de guerre”.
Le souhait des pays extérieurs de secourir les survivants du cyclone qui a dévasté le pays il y a 2 semaines se heurte à l’exigence des militaires birmans de contrôler la distribution de l’aide. Le gouvernement veut être considéré par son peuple comme le bienfaiteur et considère avec suspicion tout intervenant étranger.
La confrontation à propos du bâtiment français est survenue à l’Assemblée Générale de l’ONU après que le secrétaire général Ban Ki-moon ait rapporté que l’ONU n’avait fait aucun progrès pour obtenir plus de liberté dans l’accès au delta ravagé après 2 semaines d’appels, de lettres et de négociations répétées.
L’ambassadeur français Jean-Maurice Ripert a indiqué qu’il s’était exprimé après le discours de Ban parce qu’il était “un peu surpris” que les Nations Unies ne poussent pas plus fort.
“J’ai été interrompu après ma première phrase par l’ambassadeur du Myanmar, qui a dénoncé le fait que la France envoyait un navire de guerre en Birmanie,” a explique Ripert aux journalistes. “Ce n’est pas vrai.”
Ripert a indiqué que le navire était exploité par la marine nationale, mais ce n’est pas un bâtiment de guerre. Il transporte 1.500 tonnes de nourriture, de médicaments et dispose d’embarcations qui peuvent transporter l’aide dans des zones inaccessibles, a-t-il indiqué. Il a aussi de petits hélicoptères et des médecins prêts à aider.
Il a ajouté que le Myanmar avait demandé aux français de livrer l’aide à Yangon, la capitale, où les militaires birmans prendraient en charge la distribution — un arrangement que Ripert a qualifié de “non-sens.” Il a ajouté que le navire attendrait plutôt l’autorisation dans les eaux internationales en vue des côtes, mais a refusé d’indiquer si la France pourrait essayer de distribuer l’aide même sans elle.
Le bâtiment dont il est ici question est le Mistral qui est bien un bâtiment de guerre de la marine nationale.
The Ledger (Etats-Unis)
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