La frégate Nivôse fait escale au Cap (Afrique du Sud)

  • Dernière mise à jour le 4 février 2026.

La France a souligné l’importance stratégique croissante qu’elle accorde à la coopération maritime avec l’Afrique du Sud lors de l’escale de la frégate de surveillance Nivôse au Cap, de hauts responsables militaires et diplomatiques français mettant en avant les opérations conjointes, le partage d’informations et le renforcement des capacités comme piliers essentiels de la relation bilatérale.

S’exprimant à bord du navire peu après son arrivée le 30 janvier, l’ambassadeur de France en Afrique du Sud, David Martinon, a qualifié la coopération maritime d’« essentielle » dans un contexte régional de plus en plus tendu. Il a averti que l’espace maritime de l’Afrique australe était devenu « central pour l’équilibre régional », mais qu’il était également vulnérable au trafic illicite, à la piraterie et aux menaces pesant sur les infrastructures critiques.

L’attaché de défense français, le colonel Frédéric Jardin, a décrit la sécurité maritime comme une responsabilité partagée qui dépasse le cadre des seules structures militaires. Il a déclaré avoir toujours souhaité voir le personnel des deux pays « œuvrer de concert pour un objectif commun, dans nos eaux respectives et en eaux internationales ».

Illustrant cette approche interinstitutionnelle, un médecin du Service de santé militaire sud-africain (SAMHS) et un membre de l’Institut national de sauvetage en mer (NSRI) ont accompagné le Nivôse lors de sa traversée de neuf jours depuis sa base de Port-des-Galets, sur l’île de La Réunion, jusqu’au Cap.

L’Afrique du Sud et la France ont déjà signé des accords de coopération maritime et de partage de renseignements, et il est prévu que des officiers de la marine sud-africaine embarquent à bord de futurs patrouilleurs français afin de renforcer davantage l’interopérabilité.

Le commandant du Nivôse, le capitaine de frégate Pierre-Antoine Gravereaux, a déclaré que le navire avait quitté La Réunion neuf jours plus tôt pour une mission de surveillance et que l’escale au Cap était « très appréciée par tout l’équipage ».

Après cette escale, le navire poursuivra sa mission vers les Terres australes et méridionales françaises, notamment les îles Kerguelen, avant de regagner La Réunion après plus de 25 jours en mer.

Référence :

Defence web (Afrique du Sud)