Le gouvernement chypriote a refusé jeudi de confirmer ou de démentir des informations sur un projet de construction d’une base navale à Mari destinée à accueillir de façon permanente des bâtiments de guerre de la marine nationale française. Le porte-parole du gouvernement, Prodromos Prodromou a seulement rappelé que Chypre accorde déjà des facilités à plusieurs pays, dont la France, au travers de l’utilisation de la base aérienne Andreas Papandreou.

Il a cependant ajouté que des annonces seraient faites sur ce sujet dans un proche avenir. Prodromou a aussi confirmé que des discussions étaient en cours entre Nicosie et Paris sur la possibilité de renforcer leur coopération bilatérale.

Le quotidien Politis avait publié un article prétendant que la France et Chypre étaient en discussion pour la construction d’une base navale à Mari pour accueillir des bâtiments de guerre français. Selon les sources du journal, ce projet devait être envisagé dans le cadre de la “coopération structurée permanente” prévue par le traité de Lisbonne.

Le ministre chypriote de la défense a lui aussi refusé de faire des commentaires directs : « Avec la France, nous avons une coopération stratégique que nous cherchons en permanence à renforcer. » Certains des résultats de cette coopération ne peuvent être rendus public, a-t-il ajouté.

Mais, la veille, l’ancien ministre des affaires étrangères, Ioannis Kasoulides, était beaucoup plus explicite. Il a semblé confirmé que le ministère de la défense prévoyait de construire une base navale à Evangelos Florakis (Mari).

Actuellement, la base a des capacités d’accueil limitées, elle ne peut recevoir des navires plus grands que des frégates. Selon Kasoulides, l’idée serait que les Français participent au financement. Cependant, a-t-il souligné, ce ne serait pas une base française, mais une base chypriote dont certaines installations seraient utilisées par la marine française.

Référence :

Cyprus Mail (Chypre)