Sur le quai, et sur le pont, l’équipage s’affaire depuis plusieurs heures désormais. Appareiller s’apparente à un rituel aux yeux du néophyte : on va larguer les amarres, quitter la terre ferme pour s’aventurer vers un ailleurs qui réserve forcément des surprises. Ces considérations romanesques ne semblent pas habiter l’esprit des marins. Sous l’œil sourcilleux de leurs chefs, chacun à son poste est concentré sur sa manœuvre. Il faut en effet redoubler d’efforts avant que le bâtiment quitte son port, et tout doit être vérifié, fixé, certifié « bon pour la mer ».

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Référence :

Le petit Bleu