Hissez-haut ! La Marine nationale propose chaque année 3 (…)
La frégate Forbin, tête de série du programme Horizon, a (…)
Le ministre de la défense Russe a indiqué que son pays continuerait à tester son dernier missile ballistique, le Bulava, qui devrait devenir l’épine dorsale de la force nucléaire stratégique Russe dans les décennies qui viennent.
Le programme national de défense prévoyait à l’origine de déployer le missile Bulava sur des sous-marins nucléaires à partir de 2007, mais les essais du missile ont échoué à la fin décembre pour la 3ème fois en 4 mois malgré des essais précédents réussis.
"Il y a eu des échecs [du Bulava] mais c’est normal," a déclaré Sergei Ivanov lors d’une rencontre avec des parlementaires de la chambre basse.
"Si nous avions mis le missile en service puis qu’il y ait eu des échecs, alors cela aurait été un cauchemard, mais nous ne l’avons pas fait," a déclaré Ivanov.
Anatoly Perminov, le plus haut responsable spacial Russe, avait indiqué à la fin décembre que le Bulava, conçu pour devenir l’arme principale des futurs sous-marins, avait subi un total de 5 lancements d’essai en Mer Blanche depuis septembre 2005.
Pour rassurer les législateurs, le ministre a souligné que, à l’époque Soviétique, les missiles ballistiques, y compris ceux basés en mer, étaient testés pendant 3 à 4 ans avant d’être mis en service.
"Durant l’époque Soviétique, on effectuait au moins 25 à 30 lancements d’essai," et les essais ne se déroulaient jamais sans problème, a indiqué Ivanov.
Le missile R-30 Bulava (SS-NX-30) est la version sous-marine du missile Russe le plus moderne, le missile ballistique intercontinental Topol-M (SS-27). Conçu par le Moscow Institute of Thermal Technology, le missile peut emporter jusqu’à 10 têtes nucléaires et sa portée est de 8.000 kilomètres.
Le ministre de la défense a aussi indiqué que les essais de missile ballistiques depuis un sous-marin ne posait pas de problème de sécurité, puisque les concepteurs ont effectué de multiples essais en simulation, et pris leurs responsabilités personnelles pour la sécurité des lancements.
"Donc, je ne vois aucune menace pour la sécurité nucléaire," a déclaré Ivanov.
© RIA Novosti