Dépollution par le GPD au Cap des Mèdes et sur les Sarraniers

  • Dernière mise à jour le 9 juillet 2021.

Depuis 1997, le groupe de plongeurs démineurs de la Méditerranée (GPD MED) mène des
campagnes de dépollution de munitions sur le site de Porquerolles. Plus d’un millier d’obus ont ainsi déjàété retirés.

La mission du GPD consiste à sécuriser cette partie de la rade d’Hyères, afin de permettre aux usagers de profiter pleinement de ce lieu dont l’utilisation est restreinte par les interdictions de mouillage (danger représenté par les munitions).

Ces munitions sont la plupart du temps encastrées dans la roche. Des travaux complexes sont nécessaires afin de les dégager.

Le GPD utilise des méthodes "douces" pour traiter ces obus afin de préserver un environnement privilégié.

Ainsi, afin de limiter l’impact sur l’environnement, les munitions seront d’abord éloignées du rivage avant d’être détruites, en privilégiant les méthodes suivantes :
 Destruction de bas-ordre : la munition est détruite par déflagration (combustion rapide en milieu sous-marin de l’explosif contenu dans l’obus), sans atteindre le régime de la détonation. Cette technique a pour objectif de réduire de manière très significative l’onde de choc transmise à distance.
 Destruction en pleine eau : la munition est détruite en étant maintenue entre deux eaux à l’aide d’une bouée. Cette méthode permet de restreindre les effets de l’explosion sur les fonds marins.

Ces méthodes ne sont pas sans contraintes et restent soumises aux conditions météo et à la sécurité des plongeurs démineurs qui opèrent. Dès lors, même si ce n’est pas la méthode privilégiée, des contre minages sur le fond pourront cependant avoir lieu.

Au delà de la mission de dépollution de ce site qui se déroulera semaine 46 et 47, le GPD
investiguera huit points fréquentés par les clubs de plongée afin de leur permettre l’installation de mouillage permanents et de les affranchir de tout risque de découverte d’explosifs durant leurs activités.

Par ailleurs, cette opération sera l’occasion de faire le point sur la prolifération de l’algue « Colerpa Taxifolia » dans cette région. Le cas échéant, les observations des plongeurs démineurs seront communiquées au parc national de Port-Cros.

Source : Marine Nationale (Préfecture maritime de la Méditerrannée)