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Comme les chantiers navals de la marine indienne sont incapables de répondre aux besoins croissants en bâtiments de guerre, l’Inde n’a eu d’autres choix que de se tourner vers les chantiers russes. Maintenant, la Grande-Bretagne cherche à s’associer avec l’Inde pour réduire les couts de construction des bâtiments britanniques. Un des chantiers navals privés indiens — ayant des installations high-tech mais aucune expérience dans la construction de gros bâtiments complexes — pourrait avoir l’opportunité de construire ses premières frégates de classe mondiale.
Business Standard a appris que le gouvernement britannique, à court d’argent, a approché New Delhi pour concevoir et construire ensemble une frégate de nouvelle génération : le Global Combat Ship (GCS). Alors que la Grande-Bretagne avait dans un premier temps prévu de les construire seule (ces frégates étaient alors baptisées Type 26), la forte réduction des budgets de défense l’a forcée à rechercher des partenaires internationaux. Et l’Inde, aux côtés d’autres pays — dont le Brésil —, a été invité à participer à un consortium pour concevoir et construire le GCS.
Le chantier britannique qui va participer au projet GCS appartient à BAE Systems. Le ministère indien de la défense devra désigner un chantier naval indien. Comme ceux du secteur public sont déjà incapables de livrer les commandes existantes à temps, le ministère n’a pas d’autres choix que de se tourner vers l’un des 3 nouveaux chantiers privés : L&T, Pipavav ou ABG Shipyard.
« Il y a eu des réunions au niveau gouvernemental. Les discutions se poursuivent avec le gouvernement indien. La marine indienne a montré un intérêt clair. Mais pour l’instant, personne n’a pris d’engagement ferme, » a indiqué Andrew Gallagher, président de BAE Systems India. La réponse des autres pays approchés par la Grande-Bretagne n’est pas connue.
Des responsables du ministère indien de la défense indiquent, en privé, qu’aucune décision sur l’offre britannique n’est imminente. Mais ils reconnaissent qu’elle est attractive, puisqu’il s’agirait d’une opportunité, pour un des nouveaux chantiers navals indiens, d’obtenir de l’expérience dans la construction de frégates.
Les 3 chantiers navals privés ont déjà des commandes pour de petits bâtiments, pas plus de quelques centaines de tonnes. Une frégate, qui déplace habituellement entre 5 et 6.000 t, est beaucoup plus difficile à concevoir et construire.
Les pays qui constitueront au final le consortium, participeront à la définition des spécifications communes du bâtiment. Actuellement, le GCS est prévu comme une frégate flexible et multi-rôles. Cela signifie que chaque bâtiment pourrait être optimisé dans n’importe quel des 3 domaines traditionnels des frégates : lutte anti-sous-marins, défense aérienne ou action générale. Pour répondre à ces différents rôles et aux demandes spécifiques de chaque pays participant, le concept GCS serait commun à 80% dans la conception et les équipements et 20% spécifiques à un domaine ou un pays.
Chaque pays construirait ses propres frégates.
La semaine dernière, le ministre indien de la défense A K Antony a reconnu d’importants dépassements de budgets pour les bâtiments construits dans les chantiers navals indiens : 225% pour les destroyers Project-15A, 260% pour les frégates Project-17 et 157% pour les corvettes anti-sous-marines Project-28.
Business Standard (Inde)
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