L’auto-satisfaction est à l’origine de la collision du Hartford

  • Dernière mise à jour le 29 octobre 2009.

L’auto-satisfaction et une mauvaise gestion des contacts de surface ont conduit le 20 mars dernier à la collision entre le sous-marin nucléaire d’attaque américain Hartford et le navire amphibie New Orleans dans le détroit d’Ormuz, selon le commandant de la flotte sous-marine américaine.

S’exprimant mercredi lors de la rencontre annuelle de la Naval Submarine League, le commandant de la force sous-marine américaine, le vice-amiral Jay Donnelly, a décrit un central opération avec “beaucoup d’informel” et une “série de défaillances personnelles” dont il a rendu le commandement du sous-marin responsable.

La collision, survenue de nuit, est survenue alors que le sous-marin effectuait un transit en plongée vers Jebel Ali, sa dernière escale avant de rentrer à son port-base Groton.

L’équipage venait juste de terminer une phase opérationnelle très intense du déploiement et “tout le monde a baissé sa garde” pour ce qui était en fait une des phases les plus difficiles, traverser le détroit à l’immersion périscopique, a-t-il déclaré.

“Il y a eu beaucoup d’auto-satisfaction de la part de l’équipage,” a-t-il indiqué. “Ils étaient en mer depuis 63 jours, naviguant dasn des zones avec une forte densité de contacts.”

Après l’incident, le commandant, le Cmdr. Ryan Brookhart, et le patron du pont, le maître principal Stefan Prevot, ont été démis de leurs fonctions.

Répondant à une question après son discours, l’amiral Donnelly a souligné que plus de technologies ou de meilleurs équipement n’auraient pas aidé la situation, puisque le sous-marin savait que le New Orleans et un autre navire étaient proches.

“Le personnel de quart n’a pas su analyser les données que les senseurs leur présentaient,” a-t-il indiqué.

Les leçons tirées de cet incident ont déjà été intégrées dans la formation des sous-mariniers, a-t-il ajouté.

Source : Navy Times (Etats-Unis)