Jeudi 12 mars 2009 à 7h40 d’importants moyens de secours (…)
Une cérémonie comme une autre dans le hall de l’hôtel de (…)
© US Navy
Le équipes techniques de l’US Navy ont commencé lundi à évaluer les dégâts sur 2 navires qui étaient entrés vendredi en collision dans le détroit d’Ormuz, blessant 15 marins.
Le sous-marin nucléaire d’attaque Hartford a heurté la partie immergée du navire amphibie New Orleans dans la nuit de jeudi à vendredi alors que tous les 2 naviguaient dans l’étroit bras de mer qui relie le golfe Persique à l’océan Indien. Les 2 navires ont rejoint dimanche Bahreïn par leurs propres moyens, bien que le SNA Hartford ait effectué le transit en surface. Au moment de la collision, il naviguait à ou près de l’immersion périscopique, environ 20 m sous la surface [1], a expliqué la Navy.
Les photos publiées par la Navy montrent des dégâts importants sur le kiosque de l’Hartford, avec des fissures sur le côté bâbord, à l’endroit où il rejoint la coque du sous-marin, apparemment à cause de la force de l’impact avec le New Orleans. Les images montrent que le kiosque est penché sur tribord, ainsi que des dégâts sur le métal et les senseurs situés à l’avant du kiosque, et une longue fissure le long du coté bâbord. L’équipage a soudé des feuilles de plastique venant de la cuisine pour masquer les senseurs situés dans le kiosuqe, a expliqué un porte-parole de la Navy.
Les photos de la Navy ne montrent aucun dégât subi par le New Orleans au-dessus de la flottaison.
Le Cmdr. Jane Campbell, porte-parole de la 5è Flotte, n’avait lundi aucune information nouvelle sur les 2 navires, à part que les inspecteurs continuaient d’évaluer quels types de réparations l’Hartford et le New Orleans auront besoin. Elle ne pouvait pas préciser si les dégâts subis par le New Orleans à ses ballasts affectaient sa capacité à ballaster pour des opérations dans le radier.
La Navy n’a communiqué aucune explication préliminaire sur ce qui a pu provoquer la collision. Il est possible que l’Hartford essayait de se cacher sous le New Orleans pour masquer son entrée dans le golfe Persique. A moins que la manœuvre ait été coordonnée à l’avance, l’équipage du New Orleans pouvait ignorer la présence du sous-marin.
Le navire amphibie n’a pas de sonar pour détecter les sous-marin. Et même dans ce cas, explique le spécialiste Norman Polmar, l’Hartford est conçu pour naviguer discrètement et éviter toute détection. Il a aussi indiqué que l’équipage du sous-marin pourrait ne pas avoir su à quelle distance ils se trouvaient du New Orleans si le détroit était encombré par des contacts de surface.
[1] Ndt : il convient de préciser que, sur les sous-marins, l’immersion est mesurée par rapport à la quille. A l’immersion périscopique, le sommet du kiosque est donc à 2 ou 3 m sous la surface de l’eau.
Source : Navy Times (Etats-Unis)