La Marine nationale effectue ce lundi, devant François (…)
Comme indiqué dans le document qui vient d’être mis au (…)
Des dirigeants de l’US Navy partagent des informations très classifiées et leur nouveau système Maritime Domain Awareness avec de proches alliés pour combattre plus efficacement une vague croissante de piraterie au large de la Corne de l’Afrique, a déclaré un haut-responsable de l’US Navy.
La décision intervient alors que les Etats-Unis et leurs alliés s’inquiètent de plus en plus de la possibilité que les pirates tissent des liens avec des groupes terroristes.
Marshall Billingeslea, sous-secrétaire adjoint de l’US Navy, a conduit le 18 novembre à Bruxelles une délégation de hauts responsables des services de renseignement et d’experts dans la lutte contre la piraterie, pour des rencontres avec des responsables militaires et des ambassadeurs de l’OTAN. Les opérations actuellement en cours impliquent quelques 18 bâtiments des nations de l’OTAN et de l’Union Européenne, ainsi que la Russie et l’Inde.
Pendant les séances de présentation — y compris avec le président du comité militaire de l’OTAN, l’amiral italien Giampaolo Di Paola —, l’équipe américaine a fait la démonstration du système Maritime Domain Awareness, qui permet de mieux suivre le trafic maritime mondial.
Le mois prochain, la 6è Flotte, l’OTAN et l’US Africa Command vont rejoindre le système qui a été adopté en mai 2007.
Les nations de l’OTAN ont accès au prédécesseur plus limité du MDA, le Maritime Safety Information System, et pourront bientôt aussi se brancher sur le MDA, a déclaré le responsable de la Navy, qui a souhaité rester anonyme.
L’Office of Naval Intelligence a aussi partagé ses informations hautement classifiées sur les réseaux de pirates avec des responsables alliés. L’ONI dispose de données complexes sur les individus soupçonnés d’être des pirates, y compris leurs responsables. Le bureau a aussi déclassifié des informations dans le cadre d’une action plus large pour informer sur la menace non seulement les responsables militaires, mais aussi les marins et les armateurs.
Selon des responsables de la Navy, les pirates ont tendance à attaquer entre 4 et 18 heures, donc les navires — lorsque c’est possible — devraient transiter de nuit et à une vitesse aussi élevée que possible dans les eaux infestées de pirates. Les pirates ne peuvent aborder de navires qui avancent à plus de 15 nœuds.
Le haut-responsable a aussi indiqué que la clé pour combattre la piraterie nécessitera une approche multi-formes, dont l’élément principal est de maintenir une action internationale, rendue possible au travers du partage des renseignements pour stopper la piraterie tout en travaillant en même temps à démanteler les réseaux de pirates.
Les responsables de la Navy sont inquiets que, à moins que la piraterie soit combattue de façon plus efficace, les pirates ne puissent commencer à coopérer avec des groupes terroristes, constituant ainsi un danger plus important encore.
“Nous sommes inquiets que les pirates et les terroristes ne se trouvent les uns les autres et que, alors, le problème explose,” a expliqué le responsable. “En Afghanistan, les trafiquants de drogue ont toute une infrastructure en place, depuis les armes aux endroits pour se cacher, aux moyens de transport, que les terroristes ont trouvé très utiles. Nous sommes inquiets parce que les pirates sont de plus en plus disciplinés et bien financés, construisant une infrastructure de plus en plus robuste qui pourra être utilisée pour d’autres usages. Nous ne voulons pas voir de relations symbiotiques entre les pirates et les terroristes.”
Source : Navy Times (Etats-Unis)