Plan rouge déclenché hier matin à Bandol. Trois (…)
Dans le huis clos d’un sous-marin, tout dysfonctionnement
Le gouverneur du territoire de Khabarovsk (Extrême-Orient), Viktor Ichaïev, a exclu lundi que le facteur humain puisse être à l’origine de l’accident qui a fait 20 morts et 21 blessés samedi à bord d’un sous-marin russe en mer du Japon.
"Le submersible est doté d’un tout nouveau système anti-incendie qui est enclenché par ordinateur. Aucune intervention humaine dans le fonctionnement du système n’a été établie au cours de l’enquête", a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse.
Selon M. Ichaïev, les personnes qui se trouvaient dans le compartiment accidenté n’auraient pas toutes eu le temps de mettre leurs masques à gaz, d’où le lourd bilan de cet accident.
Le système anti-incendie automatique qui équipe le sous-marin n’avait jamais été utilisé auparavant, les autres sous-marins étant dotés de systèmes semi-automatiques allumés par l’homme.
Le gouverneur a par ailleurs espéré que cet accident serait sans incidence sur la réputation des Chantiers navals de Komsomolsk-sur-l’Amour, situés dans le territoire de Khabarovsk, qui ont construit le sous-marin en question, rejetant la responsabilité des éventuelles erreurs techniques sur les sous-traitants chargés du montage du système anti-incendie.
20 personnes, dont 3 militaires et 17 civils, ont été tuées et 21 autres blessées dans un accident survenu samedi à bord d’un nouveau sous-marin nucléaire russe testé en mer du Japon. L’accident est dû à l’activation automatique du système anti-incendie utilisant du fréon, un gaz extrêmement toxique, selon les premiers éléments de l’enquête en cours.
Les autorités militaires russes ont multiplié les assurances, démentant tout risque d’endommagement du propulseur nucléaire et affirmant que les niveaux de radiation correspondaient à la norme.
Selon une source aux Chantiers navals de Komsomolsk-sur-Amour où il a été construit, il s’agit du tout nouveau sous-marin à propulsion nucléaire Nerpa (K-152, projet 971, classe Chtchouka-B, ou Akula dans la classification de l’OTAN). C’est un sous-marin de troisième génération mis en cale en 1991 qui déplace 8.140 tonnes en surface ou 12.770 tonnes en plongée, sa vitesse maximale est de 30 nœuds. Sa profondeur de plongée est de 600 m et son autonomie de 100 jours. L’équipage compte 73 personnes. Il est doté de 4 lance-torpilles de 533 mm et de 4 autres de 650 mm.
© RIA Novosti
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