Une cérémonie en mémoire du capitaine de frégate Honoré (…)
Le Commodore Per Bigum Christensen, de la marine royale (…)
Pourquoi les Français sont-ils reconnus dans le monde comme les plus grands spécialistes de la lutte contre les mines ? Luc Cahier-Bihoreau, responsable du développement de l’unité de la lutte contre les mines chez Thales Under Water Systems et le capitaine de corvette Mathieu Cherriere, commandant du chasseur de mines Verseau reconnaissent que ce n’est pas tant les technologies dont ils disposent que l’expérience accumulée des plongeurs-démineurs de la marine nationale.
“Les plongeurs-démineurs sont comme les ’oreilles d’or’ à bord des sous-marins : aucune technologie ne peut remplacer l’expérience et, lorsque vous avez quelqu’un qui a passé 10, 15 ou même 20 comme plongeur-démineur, il a appris à reconnaître chaque ombre pour ce qu’elle est : une huitre ou une mine,” m’explique Luc Cahier-Bihoreau à bord du Verseau. Dans d’autres marins, les personnels chargés du déminage ne restent généralement pas aussi longtemps “et lorsqu’ils partent pour une autre fonction, ils emportent leur expérience avec eux et quelqu’un d’autre doit tout apprendre depuis le début,” poursuit-il.
Thales Underwater Systems gagne 70 millions € par an, dont 80% à l’exportation : “La réputation de la France s’est faite après la première Guerre du Golfe, lorsque les marines alliées ont nettoyé le Golfe de 1.200 mines, dont la majeure partie a été trouvée par la France. Donc, quand par exemple le Pakistan a cherché à acheter des systèmes de déminage, ils ont seulement regardé combien chacun avait trouvé de mines dans le Golfe et sont allés vers le vainqueur,” a-t-il indiqué.
Je dois reconnaître que je ne connaissais rien au déminage maritime avant ma visite à bord du Verseau : pour notre montrer à quel point les ombres sont importantes, on nous a montré un écran de ce qui semblaient être des échos sur un fond gris. En ajoutant les ombres, on voyait que les échos étaient des chameaux dans le désert et, comme l’a dit Cahier-Bihoreau, “le plus petit écho que vous pourriez avoir laissé de côté se révèle maintenant le plus dangereux parce nous voyons maintenant que c’est un homme avec un fusil.” Évidemment, cette image n’était pas sous-marine mais elle illustre parfaitement l’importance des ombres.
Tout le monde est d’accord, m’a-t-il dit, que l’avenir de la lutte contre les mines repose dans “une utilisation intensive des drones, mais il y a un gros problème dans leur doctrine d’emploi ; aucune marine n’a vraiment décidé comment nous allons les utiliser.” L’idée est de sortir l’homme de la boucle, pas pour l’interprétation des échos du sonar mais pour les phases de vérification et de destruction.
Le Colonel Jean-Yves Bruxelle de la DGA nous a déclaré que les matériels actuels de lutte contre les mines seraient obsolètes d’ici 20 ans. “Donc, nous préparons actuellement l’avenir et notre objectif est de développer un concept modulaire utilisant à grande échelle des robots pouvant être embarqués sur des navires spécialisés ou non.” Parce que les chasseurs de mines ne peuvent faire que cela... Le Verseau a été construit en 1987 pour la marine belge. Mais il a été transféré à la marine nationale en 1997 parce que les Belges ne pouvaient plus se permettre de le garder...
Par Christina Mackenzie
Aviation Week (Etats-Unis)
Des hélicoptères de la marine nationale contribuent à l’arraisonnement par les forces belges d’un pétrolier sous sanctions internationales
Les avions de guet aérien E2-C Hawkeye assurent la protection et la sécurité du groupe aéronaval
Un porte-hélicoptères amphibie de la Marine nationale met le cap sur la Norvège pour participer à l’exercice Cold Response et la mission Arctic Sentry
Les alliés de l’OTAN démontrent leur supériorité sous-marine lors de l’exercice Dynamic Manta 26
La frégate marocaine Mohamed VI a participé à des exercices de haute intensité avec le groupe aéronaval
Le destroyer britannique HMS Dauntless achève un entraînement intensif avec le groupe aéronaval français
Le porte-avions « Charles de Gaulle » et son groupe aéronaval en ont fini avec Orion, place à l’exercice La Fayette
Le porte-avions Charles de Gaulle est positionné en Baie de Seine dans le cadre de l’exercice "Orion 26"
La frégate italienne Andrea Doria participe à l’exercice interarmées ORION 26 avec le groupe aéronaval
Le bâtiment ravitailleur de forces Jacques Chevallier a accosté à Brest